Rendez-vous en terre inconnue…

Rendez-vous en terre inconnue…

Rendez-vous en terre inconnue chez les Kogis, avec Thomas Pesquet
Une fois encore, je me suis prise à voyager aux côtés de Frédéric Lopez, à la rencontre du peuple des Kogis. Il faut dire que ma curiosité était attisée par le profil de l’invité : Thomas Pesquet, ce qui change la donne pour les habitués de l’émission où habituellement ce sont des artistes qui font le déplacement chez des tribus autochtones.

 Là, Thomas Pesquet est déjà parti dans l’espace… difficile de faire plus dépaysant non ?

Et pourtant, j’ai été touchée par son humilité face à des Kogis qui l’observaient et lui faisaient partager la vision de leur monde. Du coup, j’ai aimé son analyse de cette aventure télévisée :  lui, qui se définit comme quelqu’un de peu émotif, je l’ai trouvé très expressif tout au long de son immersion.  Comme souvent lors de cette émission, je suis émerveillée par le partage et la confiance que font les peuples autochtones à ces étrangers qui se présentent chez eux, avec le but d’apprendre à les connaître. Ils me semblent que tous ont une vision de leur monde bien plus positive que celle que nous avons du notre. C’est vrai que le sens de notre monde nous fait cruellement défaut… C’est ma réalité me direz-vous (et vous aurez raison), il n’empêche que lorsque j’entends un Kogi expliquer que s’il a besoin de quelque chose, il peut le demander aux autres et qu’ensemble il trouveront quoi faire. Lorsqu’on lui parle de gagner de l’argent, il répond que ça ne lui servirait à rien ; lui il fait confiance à Mère-Nature qui le nourrit, il la protège et lui montre sa gratitude par son profond respect à son égard.  Les Kogis, comme chacune des autres tribus autochtones, sont conscients d’appartenir à un tout, d’être connectés à leur univers, à la nature, et c’est une force que nous avons perdu à mes yeux. Nous courons après la réussite sociale, le pouvoir, l’argent, le dernier IMachin ou SamTrucmuche dans le but d’être tous interconnectés les uns aux autres, mais sans pour autant se soucier de chacun. Nous “sur-mobilisons” nos connexions neuronales à des activités qui ne nous rendent ni heureux, ni satisfaits de ce que nous sommes… Et nous recommençons chaque matin. Et là je ne peux m’empêcher de penser à Jean d’Ormesson qui nous a quitté le 5 décembre dernier, et qui écrivait :
 Ce qu’il y a de mieux dans ce monde, de plus beau, de plus excitant, ce sont les commencements. L’enfance et les matins ont la splendeur des choses neuves. L’existence est souvent terne. Naître est toujours un bonheur. “ C’est une chose étrange à la fin que le monde (2010)
Jean d’Ormesson est décédé le 5 décembre 2017 à l’âge de 92 ans
Peut-être pouvons-nous renaître ? Nous ré-inventer ? Moi-même ce matin, j’ai caressé durant quelques instant l’envie de partir m’exiler à la campagne, cultiver mes oliviers et mes yuzus, planter des petits pois et les regarder pousser. Qui sait, un jour peut-être… Mais pour le moment je prends beaucoup trop de plaisir à jouer les chamans à mes heures, rassurez-vous, je n’ai pas la prétention de lire l’avenir, ou de communiquer avec des instances qui nous dépassent, ou même de conseiller quiconque dans ces choix de vie… non… J’espère simplement  donner la possibilité à l’autre d’avoir différentes visions et éclairages de sa propre réalité. 

Histoire que peut-être il puisse rencontrer une terre jusqu’alors inconnue… 😉

Actualités

Leave a Comment