Allégorie du Mercredi…

Il était une fois, une entreprise novatrice, qui prospérait dans des domaines divers et variés. Cette structure employait de nombreuses personnes toutes épanouies à l’idée d’oeuvrer pour la faire cheminer.

Chaque employé était payé, choyé, formé, voir même coaché parfois, comment les choses pouvaient ne pas aller ? Le bien-être était au rendez-vous, la motivation aussi, et ceux qui ne suivaient pas ? 

Ah… c’est certainement qu’ils étaient de mauvaise composition. 

« Nous vous prions d’avancer ! Ça n’est tout de même pas compliqué ! Cessez de larmoyer, de tergiverser, et prenez vos outils, il est temps de vous mettre à l’ouvrage » …

Ce qu’oubliait l’entreprise, c’est qu’en cherchant à avancer, progresser, se moderniser, elle laissait de côté certains de ses projets. 

« Ca ne marche pas, c’est chronophage et peu rentable, allez hop ! Changeons de direction et avançons ! »

C’est comme ça qu’il faut faire non ? Des choix, parfois compliqués, qui montre que l’on s’est trompé alors on fait différemment. 

Mais ce qu’oublie « on » dans ce cas précis, ce sont les entités qui ont porté ce projet à bout de bras, pendant plusieurs mois, sinon quelques années… ça y est l’aiguillage est tourné, le train va partir, ne restez pas sur le quai : embarquez !!!

Prendre le temps de vivre la perte du projet est nécessaire et salvateur pour l’individu qui s’y est attelé. Partager ses émotions, ses pensées, et tout simplement la perte du lien que nous avions ensemble à façonner un même dessein est fondamental. 

Car à faire comme si ça n’existait pas, « on » engendre bien des problématiques, comme la perte de ce lien précieux qui unit les individus entre eux, et plus encore « on » fragilise l’engagement de ses collaborateurs face à la structure qui les emploie. 

Gagnez en qualité : acceptez le temps dont chacun vit la perte, que ce soit d’un projet, d’un collaborateur, d’une hiérarchie… et prenez le temps de partager quelles en sont les conséquences, plutôt que d’être dans la fuite et de continuer à avancer, comme si de rien n’était.